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le-retour-de-papa@live.fr

jeudi 30 juillet 2009

Même, après avoir appris, ne pensons jamais savoir. C'est une faute.

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La fleur au bout du fusil, l'esprit tranquille, j'arrive, après des heures de route, sans me douter une seule seconde de ce qu'il va se passer.

A toutes les visites, NRE comprises, je suis toujours arrivé en me disant qu'ils ne seraient pas là, mes amours.
Qu'elle ne les a pas emmenés.
Envisager le pire, pour s'amplifier de bonheur de les voir me sauter dessus a mon arriver.
Oui, il doit bien y avoir de cela.
Mais aussi me préserver s'ils ne sont pas derrière la porte. Éviter de prendre une claque sans la voir venir. Certainement comme le boxeur qui encaissera plus facilement l'uppercut qu'il voit arriver.

Mais là, non. Pourquoi ? Je n'en ais pas la moindre idée. J'arrive, avec les croissants, les jus d'orange, ce matin d'été. Je n'ai en tête, que ce que je souhaite faire avec eux. Je me demande ce qu'ils vont faire des cadeaux que je fais. Je tente de plus en plus de trouver quoi offrir que madame ne jettera pas a la poubelle, le soir même.

J'arrive donc, chargé, détendu, équipé pour faire des souvenirs. Mais il n'y a personne.
Simplement le personnel, a l'accueil, qui répond au bonjour, par politesse imposée, les têtes plongées sur les écrans d'ordinateurs, a géré de la misère, du désarroi, les finances que représentent les dossiers.
Ou est l'humain dans tout cela ?
Je fini par avoir droit a 12 seconds d'attention, et la question la plus basique du répertoire de la personne la plus proche de moi.
C'est pour quoi ?
Non madame, c'est qui et pour qui. Je viens voir madame X, je suis "Ullysse" et je viens surtout passer un moment avec mes enfants.

C'est en attendent la réponse que je commence à réagir. Il n'y a pas les petites voix que j'ai l'habitude d'entendre, en font sonore. Elle me fait savoir, la secrétaire la plus proche, toujours, qu'elle informe l'AS de ma présence, que je peux aller dans la sale d'attente, pour attendre.
Ha bon ? Vous avez ça vous ici ?
Non je ne peux même pas faire cette réflexion. Pas que je ne me l'autorise pas, mais qu'en réalité, je ne suis plus avec elle. Je suis avec mes oreilles, à tenter d'entendre les voix de mes enfants. Mais non, rien.
Deux pauvres personnes, en relation macabre avec ce service, sont dans la salle d'attente faite pour attendre. Et ils attendent. Bruyamment, comme s'ils étaient seul au monde. S'ils pouvaient la fermer, mais là aussi, ça ne se fait pas, dire a deux personnes, mal éduquer, de la fermer, ou de se faire plus discret.
J'aimerais juste entendre mes enfants.
S'ils sont là!

L'AS arrive, m'appelle, je la suis, dans ce couloir porteur de bons et mauvais souvenir. Elle ne sait pas, n'a pas de nouvelles. Ça tombe bien moi non plus.

L'attente commence, dans la grande salle. Mais personne ne viendra. Ils ne seront pas là. Comme toujours, ça fait mal, mais cette fois ci, certainement par ma faute, la douleur est bien plus intense.
Pourquoi je ne m'y suis pas préparé ?
Pourquoi, je ne me suis pas simplement dit, qu'ils pouvaient ne pas être là ?
Je ne sais pas. Je suis parti avec des certitudes, des projets, des envies, des plans sur le comète, et tout tombe a l'eau.

Pour tuer le temps, l'AS, remarquablement douée, s'occupe de m'expliquer qu'elle ne sait pas si la prochaine visite pourra se faire. En effet, elle est en vacances, et donc, la terre s'arrête de tourner. Je ne suis pas vraiment a son écoute, et peut être un peu trop secoué pour rester aussi calme que d'habitude.
Non !
Non, madame, il y aura visite.
Je ne peux pas dire que j'ai élevé la voix, ou que je me sois mis en colère. Juste que j'ai laissé les gants au placard, et sans le moindre détour, je lui ais expliqué, que je ne voulais même pas entendre parler d'excuses quelconques, ou de je ne sais quoi. La prochaine visite aura lieu, point final.

Le temps passe, sur ses explications, et les raisons du pourquoi du comment. Je ne veux pas savoir, il y aura visite, et ce n'est pas négociable.

Une heure plus tard, je demande a ce qu'une attestation de NRE me soit remise, L'AS me dit qu'elle a cherché à entrer en contact avec Mme, mais comme toujours, la communication, s'est contentée d'un répondeur.

Je reprends la route, direction la gendarmerie, pour déposer plainte. Cela ne fera qu'une de plus. Mais cet été, en regardant la dune du Pyla, je me suis rendu compte qu'elle n'était faite que de grain de sable. Et j'en déduis, que la chute de Mme, ne viendra peut être que de grains de sables, comme cette nouvelle plainte pour NRE.


Nous sommes plus ou moins, vingt ou vingt-cinq à être victimes de cette personne. Sans parler des enfants qui subissent. Peut être que c'est le pénal, qui en rattrapant Mme, fera ce que la sous justice n'a pas fait a ce jour.

Que de temps perdu, que d'énergie dépensée inutilement. Si l'institution, faisait ce pourquoi elle est, jamais, cette nouvelle NRE n'aurait du être.

Que la bête peut être mauvaise par moment. Trop souvent au service du prédateur.


Courage a vous qui passez.