Une audience, en début de semaine. Audience, provoqué, entre deux semaines d'absence du magistrat en charge de la cause.
La cause, quel mot indigne pour mes enfants. cette audience, qui s'est déroulée, comme les précédentes, en apparence.
Mme qui n'arrête pas de mentir, qui se contredit même, un moment après avoir affirmé un non départ, elle explique quitter la région.
Elle ose même dire qu'elle aurait pu être méchante, et partir plus loin !
Comme si 500 Km ne lui suffisaient pas.
Mais qu'au contraire, elle se rapprochait de la moitié.
Donc, ce calcule matriarcal, dit que 500 divisé par deux, donne comme résultat 450 Km. Si ce n'est pas prendre les gens pour des abrutis, il faut que l'on m'explique.
Si non, avant cette audience, quelques moments de bonheurs, avec mes amours.
Quand ils sont arrivés, verrouillés par la mère et une grande sœur. Oui verrouillés, tenus en laisse, même si c'est par la main. En me voyant, ils demandent à aller me trouver. "Non, c'est interdit". Il faut l'arrivée des éduc, a qui mes enfants disent, "y a papa là bas" et le fait que l'éduc, lui dise tu peux y aller, si tu veux, pour que mes enfants, s'approchent de moi.
La mère a ce moment là qui dit, devant l'éduc. "Vous voyez, je cous l'avez dit, d'aller dire bonjour a papa !"
mais bon, ce n'est qu'une anecdote, une fumisterie de plus. Le plus important, ce sont eux. Mes amours, qui sourire aux lèvres, passe juste la tête dans l'angle du mur, pour me regarder. Ils arrivent a la course, et gros câlins, gros bisous, que la vie est belle dans ces moment là. Aucun artifice n'est utile ou utilisé pour la rendre aussi belle. Juste deux enfants, un papa, et personne pour polluer.
Ne laisser personne polluer ce moment là. Quoi qu'il soit dit dans un couloir, vous n'avez pas à y porter attention. Juste vivre l'instant, pour soit, pour eux, pour nous.
Petit a petit, les jouets, présent dans une autre salle, arrivent, portés par mes enfants, qui veulent rester avec papa. C'est paisible, c'est de l'attention qui leur est portée. C'est de l'implication dans ce qu'ils font. C'est de l'amour qu'ils trouvent a mes cotés. Il y a un manque sur ce plan, une déficience de plus, qui me profite, pour ce moment de vrai bonheur.
Le magistrat, vient les chercher pour les entendre. L'un après l'autre. Ma bouchon, son tour arrivant, ne veut pas. Il insiste, très gentiment. Elle dit "je veux papa" devant lui et revient a moi. Le juge répète "Elle veut son papa !"
Oui monsieur le juge, mes enfants veulent leur papa, le demandent, le réclament, sont dans cette salle, avec lui, pour le montrer.
J'explique a ma fille que ça va bien se passer, et ça va aller vite. Je lui demande d'y aller, pour faire plaisir a papa. Elle y va. Elle sait qu'elle peut faire confiance a papa.
Pour la remplacer sur les genoux, j'ai un garçon, mon bouchon, mon petit homme, devenu tout câlin, qui me parle. Mais chut. Là c'est personnel, vous n'en saurez pas plus.
L'éduc qui est entré discrètement, constate et me le dit. "ce n'est que de l'observation, il n'y a pas besoin de plus, pour voir qu'un enfant est bien".
Merci madame. Pour tout. Même si un point de détail, nous écarte du même chemin, il ne doit pas occulter le travail que vous avez fait.
Je ne serais pas juste, si je ne le reconnaissais pas.
Merci.
L'audience, ce fut "Misères, Mensonges, Médisances et Mauvaisetés". Les 4 M de madame. Toute une œuvre ! Toute une vie ! Mais je suis de plus en plus persuadé, que ma première perception, qui consistait à penser que monsieur le juge croyait sur parole, Mme, n'est pas la bonne. Il a depuis contrôlé une partie de ses dires. Tous, peut être. Une partie de ses mensonges. Tous, peut être.
Sorti de l'audience, Mme s'empresse d'emmener mes enfants, que je ne puisse pas les voir, dire au revoir. Au cas où !
Je reprends la route. Triste, malheureux, abattu. Je ne sais pas, je ne sais vraiment plus, ce qu'il faut penser. Ce qu'il faut faire, dire ! Ou aller ?
je rentre. Mon avocate reste au tel avec moi, une grande partie de la route. Elle semble motivée. Me propose certaines choses. Rencontres avec des journalistes, se renseigne, et me dit qu'elle peut contacter le vis proc du parquet local. Qu'elle va en faire des choses. Voir le juge d'instruction pour lui parler.
Le reste de la semaine, même si j'ai appelé, laissé des messages, plus de nouvelles. Il y a urgence pourtant.
Jeudi, le juge devrait statuer, rendre sa décision.
Ce jeudi, que je l'attends avec agacement, hâte, précipitation, avec impatience. Je dois appeler entre 16 et 17 heure, pour en savoir un peu plus.
L'heure arrive, je ne tiens plus, je laisse passer un petit quart d'heure, et j'appelle.
Rien.
Monsieur le juge sort d'une audience, et n'a pas rendu son délibéré. Ce ne sera que pour lundi. Pas avant.
La torture, en France, ne laisse pas couler de sang, mais est pratiquée en toute "légalité".
Il ne me reste plus qu'a laisser le temps passer. A repenser a mes enfants, qui ne demandent que leur papa. Rien de plus. Qui sont mal traités. C'est constaté. Et les explications de leur mère, ne laisse plus le moindre doute.
Que faut-il pour que cette "institution", fasse ce pour quoi elle est ? Soit, protéger les plus faibles.
Bon weekend, a vous qui passez par là.



