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le-retour-de-papa@live.fr

samedi 22 novembre 2008

j'avance, j'avance.

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Quelle belle journée.

Ce vendredi 21 novembre.

Journée que j'attendais depuis bien longtemps.
Rendez-vous le matin avec l'AS et la directrice de l'AEMO.
Il me semblait bien que ces dames ne savaient pas grand chose de cette histoire, de mon histoire. NON, de notre histoire, mes bébés et moi.

Donc, rendez-vous a 10H30. Vendredi matin. Pour y être a l'heure, ne pouvant pas partir jeudi après-midi, je choisi de prendre la route vendredi matin, tôt, très tôt. Donc, au lit jeudi soir a 21 heure, pour un réveil à 2 heure. Il y a 4 heures de route.
Impossible de dormir. Du coup levé a 1 H, et je prends la route a 2 H.
Pas le moindre petit coup de mou, 4 heures de route, et 400 Km plus tard, j'arrive à Bézier.
Un café dans un bistrot, triste. Avec un grand mou derrière le comptoir, et des choses comme clients. Oui des choses. Capuches sur la tête, sales, et qui pour me tromper ont l'accent des cités nord parisiennes. Ou est passé l'accent du sud ? M'enfin, ce n'est pas bien grave, ça me fait juste sourire.

Je demande au grand mou ou est la rue que je cherche, (en fait a 300M de chez lui), il ne sait pas. C'est le premier patron de bar "fonctionnaire syndicalisé 24 sur 24" que je rencontre. Mais, coup fouet intracrânien et une réaction cérébral foudroyante, "le voisin doit savoir". "Le patron du tabac".

-"Lui il fait des déménagements dans toute la France, il doit savoir. Comme il fait des déménagements, il sait ou c'est. Et dans toute la France."

Non, je ne plaisante pas, et vous le fais cour. Il me l'a bien dit six ou sept fois.
Donc, pas têtu, je vais au tabac d'à coté et demande. Ça tombe bien, il a mes cigarillos, je ne viendrais pas pour rien.
5 minutes plus tard, j'ai l'adresse et comment y aller, plus de quoi fumer, ce qui même si ce n'est pas bon pour le corps, aide mon coté "zen" à se tenir en forme.
En repassant devant le bar, il me semble entendre le patron dire :
Lui il fait des déménagements dans toute la France

Il est 7 heure, je suis devant l'AEMO, juste un peu en avance.
Je me cherche un bar ouvert. Heureusement que je ne prends que des cafés, si non, je suis bon pour le cliché "papa = alcoolo". madame le juge, j'ai gardé les tickets !!

10 heure 15, je suis à l'heure. Toujours pas de coup de mou, même si je me sens très fatigué, très las d'attendre.

Je suis installé a une table, dans le bureau de la directrice me semble t il. Elles se mettent en face et j'écoute.
Je laisse parler, pour tenter de savoir ou elles en sont.
Rien. Enfin, quasi rien.
Elle me montre les deux jugements de juillet et rien de plus. La chemise est vide, elle n'a donc rien.

Seules infos, celles par téléphone auprès de l'AS qui s'occupait, si on veut, de l'AEMO de février a juin. Et qui n'avait rien fait. Plus les infos données par l'AS qui a fait l'enquête en décembre 2007. Elle l'a bien eu au téléphone après que je lui ai demandé.

Donc, il faut que je m'y colle.
Si je commence très gentil, après 5 minutes, je me demande s'il ne vaut pas mieux mettre un gros coup clairon pour rassembler les attentions.

J'explique qu'il y a, pour comprendre, des choses à savoir avant. Des infos autres que celles qui se trouvent dans le dossier (vide) du JDE de Bézier.

Je donne donc, ma lettre de mars 2007, (je souligne que c'est une demande d'aide) je fais vite fait la liste des démarches que j'ai faites à ce moment là. Ces dames sont attentives, et très détendues. C'est le moment. (clairon)

MOI : En guise d'aide, j'ai été jeté en Prison, dix jours plus tard et pour trois mois.

Je glisse à ce moment là, sur la table, l'acte d'accusation. Et précise que c'est la semaine ou le 3919 a été lancé. Peut être que !!!!!!

Ce sont deux bouches baies qui me font faces.

ELLES : c'est pas possible !

Ça y est c'est parti et pour deux heures. Le temps passe si vite que je n'ai même pas envi de fumer.

Eléments a l'appui, j'avance, je dis tout ce qu'il c'est passé.
Je glisse aussi quelques petites choses en plus, qui "les scotchent" à leurs chaises. Tout est vrai, pas un mot de faux. C'est important, surtout pour moi, je me sens "fort" en faisant comme cela.

12 H 30, je sorts, l'AS m'accompagne. Il me semble qu'elle n'accepte pas que l'on puisse faire ce que la folle m'a fait. Nous a fait.

L'avenir me le dira, mais il me semble que ces 2 heures seront bien pour la suite. Elles doivent voir avec le JDE de Bézier pour qu'il demande que tout le dossier lui soit confié en urgence. J'en fais de même dès lundi.

Après mangé, c'est en route pour l'école de la ville, voir le directeur de l'école et les instituteurs des mes bébés.

Toujours pas de coup de mou. Même si c'est dur.

Là aussi, même si c'est très, trop rapide, ça ce passe très bien.
Je serais informais de tout ce qu'il se passe a l'école.
Ils ont un nom, un visage, le "papa" et sont en contact avec l'AS. Ce qui est bon pour la suite.

L'école est jolie, les classes me rappellent les classes mon enfance.
Je pense que mes bébés doivent y être bien.
C'est peu, mais c'est toujours ça.
Petit regret pour cette journée, ne pas avoir vu mes bouchons. Ils n'étaient pas là.
Mais bon, la prochaine fois.

dimanche 16 novembre 2008

dure journée.

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Comme tous les 14, 16 et 17 du mois, que c'est dur.

Il y a 20 mois, j'étais insulté, traité comme un moins que rien, par des "pas grand choses".

à ce jour, j'aimerais savoir si ces gens arriveraient a garder la tête haute devant moi ? A me regarder sans baisser les yeux !

J'aimerais leur dire en face ce que je pense d'eux.

Mais a chaque jour suffit sa peine. Et aujourd'hui, c'est l'avenir qui est mon seul mobil, pour vivre.

Pas le mien, le votre mes bébés.