Deux ans d'une galère qu'il m'était impossible d'imaginer.
De concevoir.
Le temps qui s'est écoulé, s'est aussi en parti arrêté. Stopper net, par des mensonges, plus bouffons les uns que les autres, plus fous que l'entendement ne peut l'admettre, plus destructeurs que je ne pouvais le penser. Il va donc, commencer à reprendre une vitesse synchrone, avec celui de mes enfants. Nos temps qui passent, comme je le disais, ne passaient pas de la même façon. La cause, ces insanités destructrices, pour rester soft, qui ont fait que la vie a eu un haut le cœur terrible. Mais le calme revient, petit a petit, après la tempête.
Le calme, c'est une décision tant attendue. Espéré, rêvée, cauchemardée même par moment. Mais une décision qui ne pouvait que s'imposer. D'autant que le travail, pour y arriver, fut certainement bien plus important que je ne peux le concevoir.
Ce soir, je me sens, même si rien n'est écrit, rassuré. Apaisé.
La vérité, cette idée a laquelle je me suis rattaché le premier jour, dans cette tourmente incommensurable, cette absurdité humaine de la garde a vue, devant ceux qui ne sont, et ne seront a jamais que des moins que rien. Cette vérité, est là. Et qu'elle est évidente a ce jour. La lumière s'est faite, petit a petit, dans la douleur et le froid, mais elle arrive, et me montre qu'il y a un chemin qui se profile a l'horizon, comme dans un sous bois devenu paisible.
Même si je ne peux le voir, je l'imagine sans crainte. Tel ce chemin de carte postale, paisible, en sous-bois, bordé d'un ruisseau lent et reposant, d'une verdure flamboyante ne débouchant que sur la vie.
C'est soulagé, et donc plus fort et serein, que je vais peut être vous voir, mes enfants. Et même si cela ne ce fait pas, ce jour. Ce n'est que parti remise, et personne ne peut plus arrêter la vérité dans son élan.
Elle est chargée d'un souffle d'amour, du vent chaud du bonheur, d'un besoin que nous avons de nous retrouver.
Que l'avenir, commence.
Que la porte s'ouvre.

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