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samedi 11 avril 2009

Quelle journée. Celles des retrouvailles.

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Pour rappel, il y a plus de deux ans, je devais quitter ma famille, pour limiter les accrochages, et éviter la violence de plus en plus importante de Mme.
En étant arrivé à penser que j'en étais la raison.

Suite a cela, je passais par la case prison, ayant décidé de chercher à protéger mes enfants en demandant de l'aide.
Madame se protégé en inventant toute une histoire monstrueuse.

Sorti de maison d'arrêt, après 3 mois d'incarcération injustifiée, je pensais, tous les jours, que le plus dur était passé. Mais les mois passant, le plus dur arrivait.
Qu'elle bêtise de ma part, de ne pas constater que dans la vie, le plus dur c'est toujours la fin, d'une course, d'une journée de travail, d'un match quelconque.
Le plus dur c'est toujours la fin, quand tu as accumulé la fatigue, qu'elle soit nerveuse ou physique.

Donc, jour après jour, cette maudite affaire devenait de plus en plus dure à vivre. Il y a eu, les vols, les escroqueries dont j'ai été victime, et le bouquet, avec le départ de mes enfants à 500 km d'ici.

Et la justice. Cette injuste institution, qui même si elle sait qu'elle a fait une belle boulette a du mal a tirer sur l'arrêt d'urgence, a du mal a s'arrêter, pour partir dans l'autre sens. A ce jour, plus personne, n'est pas informé que je n'ai rien fait. Mais cela ne suffit pas. Le train c'est arrêté, oui, mais il a du mal à faire machine arrière. A se mettre en mouvement dans le bon sens. 23 mois après mon courrier, le détail qui devrait aider, le juge d'instruction, qui prend son téléphone de pèlerin (le bâton n'est plus utiliser depuis que la technologie téléphonique s'est généralisé dans le pèlerinage) pour informer son collègue de l'issu de l'instruction. Mais ça ne bouge toujours pas.

De son coté, Mme, fidele a elle-même, ne répond a aucunes des convocations qui lui sont remises, elle fait toujours la morte, quand l'organisme en charge de la mesure éducative vient a son domicile.
Une première "non présentation" ne surprend personne. Et donc, aujourd'hui, deuxième visite en milieu médiatisé. Les convocations sont parties, mais ne semblent pas avoir été réceptionnées.
Le train-train quotidien.

C'est donc sans grand espoir que je fais la route. Plutôt détendu, même.
Arriver sur place, changement d'hôtel, ce petit hôtel que j'aime bien, est complet. Mais bon, ce n'est pas très grave.

Réveil a 7 heure, après une nuit très longue. Les programmes télé, la nuit, sont toujours aussi merdique. Mais bon, ce n'est que la télé. Ce n'est pas de ce coté là, que l'évolution humaine trouvera une base solide. Le but étant toujours de faire que la ménagère de moins de 50 ans bourre son cabas et rien d'autre. Quoi qu'au vu de certains programmes, nocturnes, la ménagère en question, de plus en plus souvent célibataire, pense de plus en plus à jouer le rôle du cabas. Mais c'est une autre histoire.

Il est 7 heure, je me lève, un café dans la chambre, la douche, et a 8 heure, je suis au petit dèj. Je quitte l'hôtel un peu avant 9 heure, pour aller voir s'il n'y a pas un coiffeur pour s'occuper de ma chevelure. Je suis détendu, même si la nuit a été agitée. Le spectacle, le matin a l'ouverture d'un salon de coiffure mixte, est à mourir de rire. Une coiffeuse s'occupe de la raison de ma venue, et dans le miroir, les coiffeurs pour dame, attendent la ménagère de moins, ou souvent bien plus de 50 ans, (comme quoi la télé se plante, là aussi), pour leur astiquer le crane (et seulement le crâne) et tenter de faire oublier que la nature donne de nouvelle couleur avec les années.
Coiffeur pour dame, non, je ne vais pas épiloguer sur le sujet, ce serait maldisant de ma part. Mais marrant quand même.

Donc, petit passage par le centre commercial, pour prendre des bonbons, au cas ou mes enfants seraient présent, plus une ou deux bricoles.

Dix minutes avant l'heure du RDV, je suis près, un appel a l'AS, pour confirmation qu'il n'y a personne, et la gifle me tombe dessus. ILS S'ONT LA.

Mes anges, mes amours, ma vie, mes enfants.
J'explique a l'AS qu'il me faut une ou deux minutes pour encaisser le coup. Pour me poser, pour réagir, et j'arrive. Petit coup de tel a Ken, pour me calmer, ce vieux machin, sait me parler, et a le recul qu'il faut pour me permettre de me poser. Et j'y go.

Que ces minutes ont étaient particulières. Que de questions, sans aucunes réponses, que de doutes sur la suite immédiates, que de bonheur et d'envi.

Je gare l'auto, récupe, les cadeaux et ma sacoche. Je ferme l'auto, je force pour rester calme et ne pas courir.
Et là, le bonheur commence.
Ces premières images de mes enfants depuis 2 ans, sont marquées a jamais dans ma mémoire. J'avance en direction du bâtiment, quand j'entends taper aux vitres d'une fenêtre du 2ème étage. Je lève les yeux, et ce sont trois sourires et trois dizaines de gestes avec les mains qui me sont destinés. Je profite de ce moment le plus possible. Le but est aussi, laisser a mes enfants le temps d'enregistrer qui je suis.
Merci a vous madame, qui avait préparé le terrain, qui avait eu cette merveilleuse idée, de les mettre devant la vitre pour me faire signe.

Je monte les escaliers, au plus vite. Je passe la porte. C'est un long couloir a droite, qui nous sépare, mes amours et moi. 25 ou 30 mètres, sur la gauche du couloir, un comptoir et 4 ou 5 personnes derrière dans une sorte de bureau d'accueil.

Les larmes me montent aux yeux, mes poussins courent dans ma direction, avec les "papas" que j'espérais depuis 2 ans.

Je pose tout, je me colle a genoux bras ouverts, et qu'elle bonheur de les sentir m'arriver dans les bras !! Et que c'est difficile de ne pas me foutre à pleurer comme une madeleine.
Gros gros câlin, mais tellement impersonnel, dans ce couloir, qu'il ne dure qu'une petite minute, pas plus.

Des bises, des bises et des bises. Qu'ils sont beaux, et qu'ils ont changé.

Je me relève, l'AS arrive, me dit bonjour et m'explique que l'on va dans la sale du font. Ou ils étaient. Mes bouchons servent de guide. Un bonjour rapide a la directrice du centre, et je fais le reste du chemin avec mes bouchons qui ne me lâchent pas.

Dans la sale, on s'installe, re des bises, et ça discute. Ils sont devant un tableau blanc, à écrire leur prénom. Je les aide un peu aussi. C'est une prise de contact dans le calme, pas trop vite. Je veux les entendre, les voir, les regarder. Pas utile de demander deux fois pour un câlin, ça ce fait tout seul. Au bout de 5 minutes, ils se mettent à jouer, de plus en plus. Pour me les réapproprier, je leur propose les cadeaux que j'ai pour eux !!

Quel bonheur, de regarder leurs yeux brillant, pétillant, quand je leur donne ces cadeaux. Je viens de leur faire plaisir. Ça ce voit. Et en plus j'en profite.
On discute de plus en plus, eux et moi. J'explique à mes bouchons, que je les ai cherché partout, qu'ils me manquaient. Ce qui me vaut de grosses bises en plus. Et des câlin de ma filles. Elle est sur mes genoux, et n'en bouge plus. A me parler, à me sourire. Ce bouchon, qui est totalement refermée sur elle-même, au dire de toutes les personnes qui l'approchent, est là, sur les genoux de papa, comme toutes les petites filles du monde. Heureuse et apaisée. Elle se sent en confiance, et ça se voit. L'as le voit et le dit.

Une heure et demi de bonheur comme jamais je n'en avais connu. Avec aussi, ces moments plus difficiles, quand l'on remarque certaines choses, avec l'AS. Mais c'est un autre sujet.

La prochaine entrevu, et prévu en fin de mois. Il me tarde déjà d'y être.

Mes enfants, je vous aime. Et je sais que ce que vous souhaitez le plus au monde, c'est d'être à nouveau avec papa.
Ça va ce faire.
Même si je ne peux et ne dois pas vous expliquer pourquoi.

Je vous aime.


jeudi 9 avril 2009

Nouveaux préparatifs. Nouveaux espoirs. Et toujours aucunes certitudes sur le résultat.

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C'est reparti. S'il y a bien une vacherie que la justice ne sanctionne pas comme le prévois la loi, c'est l'éloignement. Quand fera-t-on, du coté magistrature familiale ce qu'il faut pour endiguer cette plaie ?
Troisièmes fois que l'on m'impose 1000 Km, de prendre des jours de congés, de la fatigue et tout un lot de sentiments totalement différent, sans faire en sorte que je puisse voir mes enfants. qu'après une séparation, un parent puisse partir, est tout a fait normal. Mais pour les enfants, qu'ils restent sur place, s'il n'y a pas d'accord du parent restant, me semble la moindre des choses. Cela n'empêchera jamais qui que ce soit de partir, même avec les enfants, mais imposera pour cela le dialogue. Monsieur, madame, vous pouvez prendre les billets de trains, mais pour vous, pour les enfants, c'est a votre ex de les prendre avec votre argent. Pour cela le voyageur, occasionnel, devra s'entendre avec son ex et pas fuir pour le priver des sa progéniture adorée.
Bon, laisse tomber Ullysse, c'est pas le jour, pour refaire le monde. Pour le moment, j'ai une nouvelle fois la marmelade cérébrale qui par dans tout les sens. Que va-t-il se passer cette fois ci ? Je sais, et ce sans le moindre doute, que rien n'est réellement prévisible. Pour preuve ce moment terrible au commissariat. Moment, qui me laisse des traces difficiles a gérer. Que faire de ces images, volées, de mes enfants ? Que faire de ce sentiment de culpabilité qui né en moi ? Du au fait que je ne sois pas allé les voir, les prendre dans les bras. Même si je pense que j'ai fais ce qu'il fallait faire, pour la suite, je ne peux pas m'empêcher de me le reprocher. Ils sont beaux. Ils me manquent. Et pourtant, je n'ai que quelques fragments d'image d'eux. Même pas pu les regarder et en profiter. Les voir bouger, rire, respirer, "vivre".
Oui, ce n'est que partie remise, et peut être que contre toute attente, demain, ils seront là. Au rendez-vous. mais ce serait trop beau pour que j'y croie. Juste un petit espoire.
Quoi qu'il en soit, ce n'est pas pour rien, que je me déplace. Comme un match, dans un sport co quelconque, tu dois marquer des points ou but, mais ce n'est qu'au coup de sifflet final que tu sais si tu a gagner ou pas.
Vivement le coup de sifflet final. La messe commence a être longue, lourde, pesante et insupportable.
Mes amours, je ne sais pas comment sera la vie pour nous, plus tard. Mais je pense qu'elle ne poura en aucun cas être plus pénible qu'elle n'est depuis deux ans. Je souhaite garder de cette période, les enseignements utiles a une vie paisible. Rien de plus. Tirer des enseignements de tout ce qu'il nous arrive, est aussi une façon de positiver. De s'obliger à positiver. Et peut être aussi, de faire passer les pilules les plus amères.

Zou, c'est parti.


Bonne route Ullysse.



mardi 7 avril 2009

Y aurait-il une solution ?

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Dans la vie, il y a ce que l'on doit faire et ce que l'on fait.

Ce que l'on veut, et ce que l'on fait pour l'avoir.

Trop souvent, chargé de très bonnes intentions, mais aveuglé par de multiple sentiments, on se trompe de cible.

C'est me semble t il le cas, de trop de papa dans mon cas. J'ai fait les mêmes erreurs, les mêmes faux-pas, en partant sur de mauvaises pistes, pensant avec sincérité que c'étaient les bonnes. Que la solution était là. Ce n'est qu'avec le temps, en comptant mes erreurs et en constatant que la solution que je pensais être la bonne, n'avait rien apporté, que j'ai commencé a me remettre en question et, peut être, a penser avant d'agir.

En toute modestie, je ne saurais faire autrement. Et mon histoire me serait vite re-foutu par la face. Ce qui serait mérité. Mais en toute modestie, comprendre ses erreurs, les analyser pour ne pas les refaire, et les utiliser pour baliser le chemin qui arrive, porte un nom.
L'expérience.

Aujourd'hui, peut être que c'est moi qui suis hors des clous de la comprenette.
Mais je n'arrive pas a comprendre que des gens que j'aime bien et que je sais bien, se trompent a ce point.
Que souhaite-t-on ?
Un avenir paisible en appliquant ce que l'on dit, ou la guerre en ne faisant rien de ce que l'on prétend souhaiter.

Combien disent haut et fort, qu'un enfant doit avoir ses deux parents. Mais combien, cherche la solution pour y arriver ?

Si la justice tranche, elle va obligatoirement faire un mécontent. Certes, cette institution conserve un certain apriori "matriarcal", mais cela est il une raison, pour lui donner l'occasion de le mettre (l'apriori) en application et donc la possibilité de trancher avec forcément des rancoeurs d'après jugement ?
Ce n'est que tendre le bâton pour se faire battre et donc faire perdurer un conflit pour en arriver au seul résultat possible, qu'un enfant n'est plus qu'un parent, ou un parent et demi.

Du coup, j'ai du mal a comprendre certains propos, qui sont a mon sens déplacés, si l'avenir des enfants et le but. - Ce qui est faut, ce ne peut être qu'un résultat, pas un but. - Ce qui entraine ce petit coup de gueule de ma part, ce matin, avant d'allé me coucher après une nuit de labeur. et un someil qui sera déchiré par l'image de mes enfants.

Message suite a une nuit de travail et deux années monstrueuses : (un peu retouché. Les fautes)
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Très vite fait, j'aime l'altitude, certainement des restes de montagnard ou d'escalade. Et là, je trouve que ça vole bas.
Mais ce n'est comme toujours qu'un avis perso, qui n'engage que moi.
Je dirais simplement, qu'il y a des hommes, qu'il y a des femmes, qu'il y a des pourris et pourries d'une part et des gens bien d'autre part.
Mais qu'en aucun cas la pourriture n'est inscrite dans les gènes X ou Y.
Le jour ou, commençons pas nous avant d'aller voir plus loin, le jour ou nous comprendrons cela, nous luterons tous contre les pourris et pourries, et plus de façon sexiste.
Oui, il y a toutes les semaines ou jours des femmes qui sont battues et violées. Mais il y a aussi en France, tous les jours des hommes qui passent par des garde a vue ou de la prison, suite a des accusations mensongères.
Cette guèguerre, homme femme au "faut" sujet des enfants, est elle la solution pour qu'il n'y est plus ni battues ni emprisonnés pour rien ? Cette bataille des tranchées sans avenir apporte t elle une solution ?
Même si les chiens (ou chiennes) aboient fort, la caravane passe. Pourquoi stoppez-vous celle là ?
Bonne journée a toutes et tous, et comme cela ne plaira peut être pas, bon gommage. Mais ce serait bête.
Et oui, c'est un homme qui est passé par la prison, qui est totalement blanchi après deux années monstrueuses, qui n'a toujours pas pu voir ses enfants, qui le dit, il y a des pourries des deux cotés. Que ça plaise ou non. Mais ils ou elles ne sont pas la majorité. Ne leurs donnez pas plus d'importance qu'ils n'en ont. Pour avancer il faut a un moment ou un autre s'appuyer sur ce que l'on veut et peut faire. Pas sur la connerie des autres.
Pour ma part, je n'arrêterais pas ma caravane pour ça. Et je suis de plus en plus sur que le résulta sera là.
Courage a vous.



En Israël et en Palestine, il y a tous les jours des gens qui se tapent dessus, sans ce connaître.
Il y a aussi des gens qui se sont mis a une même table, et qui du coup ont leurs enfants qui vont a l'école ensembles.
Poser les armes ne peut pas marcher a tous les coups.
Il ne faut pas rêver non plus.
Mais cela peut aussi, des fois, apporter de nouvelles solutions.
Et ça peut marcher.

Mettre tous ses maux sur le dos de l'autre, c'est se refuser la possibilité de retrouver le calme.
Se trouver des excuses, ne peut être une solution en soit.