Pour rappel, il y a plus de deux ans, je devais quitter ma famille, pour limiter les accrochages, et éviter la violence de plus en plus importante de Mme.
En étant arrivé à penser que j'en étais la raison.
Suite a cela, je passais par la case prison, ayant décidé de chercher à protéger mes enfants en demandant de l'aide.
Madame se protégé en inventant toute une histoire monstrueuse.
Sorti de maison d'arrêt, après 3 mois d'incarcération injustifiée, je pensais, tous les jours, que le plus dur était passé. Mais les mois passant, le plus dur arrivait.
Qu'elle bêtise de ma part, de ne pas constater que dans la vie, le plus dur c'est toujours la fin, d'une course, d'une journée de travail, d'un match quelconque.
Le plus dur c'est toujours la fin, quand tu as accumulé la fatigue, qu'elle soit nerveuse ou physique.
Donc, jour après jour, cette maudite affaire devenait de plus en plus dure à vivre. Il y a eu, les vols, les escroqueries dont j'ai été victime, et le bouquet, avec le départ de mes enfants à 500 km d'ici.
Et la justice. Cette injuste institution, qui même si elle sait qu'elle a fait une belle boulette a du mal a tirer sur l'arrêt d'urgence, a du mal a s'arrêter, pour partir dans l'autre sens. A ce jour, plus personne, n'est pas informé que je n'ai rien fait. Mais cela ne suffit pas. Le train c'est arrêté, oui, mais il a du mal à faire machine arrière. A se mettre en mouvement dans le bon sens. 23 mois après mon courrier, le détail qui devrait aider, le juge d'instruction, qui prend son téléphone de pèlerin (le bâton n'est plus utiliser depuis que la technologie téléphonique s'est généralisé dans le pèlerinage) pour informer son collègue de l'issu de l'instruction. Mais ça ne bouge toujours pas.
De son coté, Mme, fidele a elle-même, ne répond a aucunes des convocations qui lui sont remises, elle fait toujours la morte, quand l'organisme en charge de la mesure éducative vient a son domicile.
Une première "non présentation" ne surprend personne. Et donc, aujourd'hui, deuxième visite en milieu médiatisé. Les convocations sont parties, mais ne semblent pas avoir été réceptionnées.
Le train-train quotidien.
C'est donc sans grand espoir que je fais la route. Plutôt détendu, même.
Arriver sur place, changement d'hôtel, ce petit hôtel que j'aime bien, est complet. Mais bon, ce n'est pas très grave.
Réveil a 7 heure, après une nuit très longue. Les programmes télé, la nuit, sont toujours aussi merdique. Mais bon, ce n'est que la télé. Ce n'est pas de ce coté là, que l'évolution humaine trouvera une base solide. Le but étant toujours de faire que la ménagère de moins de 50 ans bourre son cabas et rien d'autre. Quoi qu'au vu de certains programmes, nocturnes, la ménagère en question, de plus en plus souvent célibataire, pense de plus en plus à jouer le rôle du cabas. Mais c'est une autre histoire.
Il est 7 heure, je me lève, un café dans la chambre, la douche, et a 8 heure, je suis au petit dèj. Je quitte l'hôtel un peu avant 9 heure, pour aller voir s'il n'y a pas un coiffeur pour s'occuper de ma chevelure. Je suis détendu, même si la nuit a été agitée. Le spectacle, le matin a l'ouverture d'un salon de coiffure mixte, est à mourir de rire. Une coiffeuse s'occupe de la raison de ma venue, et dans le miroir, les coiffeurs pour dame, attendent la ménagère de moins, ou souvent bien plus de 50 ans, (comme quoi la télé se plante, là aussi), pour leur astiquer le crane (et seulement le crâne) et tenter de faire oublier que la nature donne de nouvelle couleur avec les années.
Coiffeur pour dame, non, je ne vais pas épiloguer sur le sujet, ce serait maldisant de ma part. Mais marrant quand même.
Donc, petit passage par le centre commercial, pour prendre des bonbons, au cas ou mes enfants seraient présent, plus une ou deux bricoles.
Dix minutes avant l'heure du RDV, je suis près, un appel a l'AS, pour confirmation qu'il n'y a personne, et la gifle me tombe dessus. ILS S'ONT LA.
Mes anges, mes amours, ma vie, mes enfants.
J'explique a l'AS qu'il me faut une ou deux minutes pour encaisser le coup. Pour me poser, pour réagir, et j'arrive. Petit coup de tel a Ken, pour me calmer, ce vieux machin, sait me parler, et a le recul qu'il faut pour me permettre de me poser. Et j'y go.
Que ces minutes ont étaient particulières. Que de questions, sans aucunes réponses, que de doutes sur la suite immédiates, que de bonheur et d'envi.
Je gare l'auto, récupe, les cadeaux et ma sacoche. Je ferme l'auto, je force pour rester calme et ne pas courir.
Et là, le bonheur commence.
Ces premières images de mes enfants depuis 2 ans, sont marquées a jamais dans ma mémoire. J'avance en direction du bâtiment, quand j'entends taper aux vitres d'une fenêtre du 2ème étage. Je lève les yeux, et ce sont trois sourires et trois dizaines de gestes avec les mains qui me sont destinés. Je profite de ce moment le plus possible. Le but est aussi, laisser a mes enfants le temps d'enregistrer qui je suis.
Merci a vous madame, qui avait préparé le terrain, qui avait eu cette merveilleuse idée, de les mettre devant la vitre pour me faire signe.
Je monte les escaliers, au plus vite. Je passe la porte. C'est un long couloir a droite, qui nous sépare, mes amours et moi. 25 ou 30 mètres, sur la gauche du couloir, un comptoir et 4 ou 5 personnes derrière dans une sorte de bureau d'accueil.
Les larmes me montent aux yeux, mes poussins courent dans ma direction, avec les "papas" que j'espérais depuis 2 ans.
Je pose tout, je me colle a genoux bras ouverts, et qu'elle bonheur de les sentir m'arriver dans les bras !! Et que c'est difficile de ne pas me foutre à pleurer comme une madeleine.
Gros gros câlin, mais tellement impersonnel, dans ce couloir, qu'il ne dure qu'une petite minute, pas plus.
Des bises, des bises et des bises. Qu'ils sont beaux, et qu'ils ont changé.
Je me relève, l'AS arrive, me dit bonjour et m'explique que l'on va dans la sale du font. Ou ils étaient. Mes bouchons servent de guide. Un bonjour rapide a la directrice du centre, et je fais le reste du chemin avec mes bouchons qui ne me lâchent pas.
Dans la sale, on s'installe, re des bises, et ça discute. Ils sont devant un tableau blanc, à écrire leur prénom. Je les aide un peu aussi. C'est une prise de contact dans le calme, pas trop vite. Je veux les entendre, les voir, les regarder. Pas utile de demander deux fois pour un câlin, ça ce fait tout seul. Au bout de 5 minutes, ils se mettent à jouer, de plus en plus. Pour me les réapproprier, je leur propose les cadeaux que j'ai pour eux !!
Quel bonheur, de regarder leurs yeux brillant, pétillant, quand je leur donne ces cadeaux. Je viens de leur faire plaisir. Ça ce voit. Et en plus j'en profite.
On discute de plus en plus, eux et moi. J'explique à mes bouchons, que je les ai cherché partout, qu'ils me manquaient. Ce qui me vaut de grosses bises en plus. Et des câlin de ma filles. Elle est sur mes genoux, et n'en bouge plus. A me parler, à me sourire. Ce bouchon, qui est totalement refermée sur elle-même, au dire de toutes les personnes qui l'approchent, est là, sur les genoux de papa, comme toutes les petites filles du monde. Heureuse et apaisée. Elle se sent en confiance, et ça se voit. L'as le voit et le dit.
Une heure et demi de bonheur comme jamais je n'en avais connu. Avec aussi, ces moments plus difficiles, quand l'on remarque certaines choses, avec l'AS. Mais c'est un autre sujet.
La prochaine entrevu, et prévu en fin de mois. Il me tarde déjà d'y être.
Mes enfants, je vous aime. Et je sais que ce que vous souhaitez le plus au monde, c'est d'être à nouveau avec papa.
Ça va ce faire.
Même si je ne peux et ne dois pas vous expliquer pourquoi.
Je vous aime.





