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l'équation de la vie.Deux jours, qui comme tous ceux que je dois vivre en ce moment, ont été forts en émotions. Très fort même !
Un déplacement, d'au total 1076 Km, sans que je ne puisse, comme cela été prévu, voir mes enfants.
Mais ce n'est pas un déplacement sans intérêt. Loin de là.
De toute façon, quoi qu'il arrive, tout ce que l'on fait dans la vie, apporte obligatoirement.
Ce déplacement m'a donc apporté beaucoup.
Mardi matin, le réveil de bonne heure dans ce petit hôtel toujours très agréable, pas utile de mettre le réveil à sonner. Petit déj simple, la douche, et je suis en route.
Le RDV est fixé a 11 heure, et je ne dois pas être en avance, au cas ou.
Quand des déménageurs échappent un piano du 6ème étages, toujours éviter de se positionner ou tombe le piano.
Mon piano a moi, c'est Mme.
Je passe faire deux trois courses avant le RDV et je me pose a quelques centaines de mètres. A onze heure moins dix, j'appelle l'éducatrice, pour lui demander s'il est utile que j'attende ou si, comme je le pense, Mme n'est pas venue et que je peux donc m'avancer.
Effectivement, je peux avancer.
En guise d'enfants présents, il y a donc, l'éducatrice accompagnée d'une psy. Pensez bien que la confiance, pour ma part, n'est pas trop de mise. Une
psychomachineuse. Rien de tel pour me laisser penser qu'il faut faire doublement attention a ce que je dis.
Plus ou moins 45 minutes à discuter, de ce qu'il se passe. Ces dames viennent a la pèche aux infos. Ça va, vous en voulez, j'en ai. De la bien d'actualité, qui va avoir une importance capitale pour la suite.
Le non lieu du juge d'instruction arrive mesdames.
L'appel téléphonique entre les magistrats, comme une sorte de trou entre deux tiroirs de l'institution judiciaire, va remodelé l'horizon de mon histoire.
Cet appel du Juge d'instruction, fait que le Juge Des Enfants
"sait" pour la fin de l'instruction, pour l'avenir.
Qu'il a donc, a ce jour une autre porte de sortie. Moi.
Je sorts de là, sans trop m'inquiéter de la suite. Même s'il ne faut pas perdre de vue, qu'avant que mes enfants ne me soient rendus, elles s'y opposeront. Sous quel prétexte ? Je ne sais pas. Mais bon, garder ça dans un coin de mon esprit, ne prend pas de place, et peut m'aider à anticiper s'il le faut.
Direction, un restau "fourre-tout-mal-bouffe" du centre commercial le plus proche, pour me poser, me reposer et me re-poser quelques questions suite au RDV.
La suite ce sera le TGI et la gendarmerie.
Au TGI, je vais voir, s'il m'est possible de consulter le dossier, au cas ou. Même si je sais que ce sera non, du fait qu'il n'y est pas d'audience de prévu.
J'y croise l'éducatrice.
Petite discussion dans le couloir. Celles que j'aime le plus. Elles restent informelles, mais sont souvent bien plus productives que les audiences ou RDV. Paradoxe, vous êtes plus efficace si vous ne vous collez pas dans une situation faite pour l'être.
Je lui explique, suite a l'appel téléphonique du propriétaire de la maison, que Mme doit quitter les lieux dans les 2 mois qui arrivent. Le jugement vient de tomber. Mauvaise nouvelle, s'il en est, qui veut dire que le temps devient pressant.
A la suite, discussion intéressante avec la greffière du Juge Des Enfants. La aussi l'informel, qui provoque une situation plus vrai, que ne pourrait le faire une audience. Nous parlons de l'appel entre les deux magistrats, des courriers arrivés au TGI, de l'inquiétude qu'il y est a ce sujet.
Je ne peux donc pas voir le dossier, mais bon, ce n'est pas si grave que cela, je sais ce qu'il y a dedans. Que l'appel, que j'ai fait, ne serait pas une très bonne chose. Mais bon, il est aussi, sans importance. Que la situation et grave, très grave pour les enfants. Ça, je sais que le juge n'en doute plus. Il me semble que cette discussion, va dans le bon sens. Ne pas trop la faire durer, trop ne serait que de l'insistance.
De la, je vais a la gendarmerie. La gendarme est ravie de pouvoir mettre un visage sur une voix et un nom. Moi aussi. Elle semble vraiment décider. Mais comme elle dit,
c'est le Juge Des Enfants qui doit faire en sorte que ça puisse avancer. Il n'y a plus que lui, qui peut faire bouger.
Qu'il s'occupe des enfants, cette gendarme s'occupera de Mme. C'est très clair.
Retour a l'hôtel, me rafraichir, la journée est loin d'être terminée.
En bousculant mon emploi du temps, en supportant, avec joie certaines décision, je bouscule aussi l'emploi du temps d'autres personnes. Ce que je n'aime pas vraiment, mais comment faire dans ces cas là.
En arrivant au urgence d'un hôpital, vous bousculez aussi l'emploi du temps des urgentistes, avec votre bras cassé. C'est juste ainsi, même si j'aimerais pouvoir faire autrement, ne pas avoir le bras en pièces détachées.
Donc, je prend la route de Montpellier. Une petite heure de route pour y être, une petite de plus pour trouver mon chemin, et finir pas me poser dans un parking, au pif. Coup de chance, on y revient a cette chance qui semble pointer le bout de son nez, je suis a une centaine de mètres du lieu de RDV.
Téléguidage dans les ruelles de cette ville, après une promenade, oui j'avais de l'avance.
Il est un peu plus de 20H30 quand je monte dans les locaux de cette assos.
Je ne peux pas retranscrire tout ce qu'il s'est dit, je n'en suis ressorti qu'à plus de 2 heure du mat. La tête bien chargée. Une chose est certaine, cette discussion a été comme je l'aime. Constructive et donc positive. Des point d'accords, confortant mes pensée, des points de désaccords, permettant d'évoluer, une vrai discussion.
Que le retour a été long, quand même. Pour retrouver l'hôtel, la chambre, le lit et enfin le calme. La tête trop échauffée pour m'endormir, mais le simple fait d'être allonger repose aussi. Qu'elle journée, que d'éléments positif ou moins. Que de souvenirs frais a gérer avant de fermer les yeux.
Mercredi, le retour est prévu, avec avant cela, un simple détail a régler. Passer au commissariat central faire une "main courante".
Le moment ou, cette chance que je ne veut prendre en compte, m'a peut être donner un petit coup de pouce.Je rentre au commissariat, je fais la queue. 4 ou 5 personnes avant moi, trois qui arrivent après. Le planton, quel nomination péjorative, pour un type, qui ce matin là, a ce moment là, fonctionnait autrement qu'un fonctionnaire.
Très efficacement.
Mon tour arrive, juste ma carte d'identité a présenter, et je suis dirigé sur la sale d'attente, attenante, pour y être appeler.
Les émotions fortes vont commencer.Je suis on ne peu plus détendu, quand une personne entre. A 7 ou 8 mètres de moi, c'est Mme qui vient d'entrer et fait la queue. Il reste devant le comptoir du planton, 5 ou 6 personnes.
Elle est en compagnie de mes bouchons. Mes amours, toutes mes pensées, mon avenir. Ils sont là, ils bougent, vivent, parlent. Même si ma fille reste au pied de sa mère, comme figée.
Je ne peux que baisser la tête, me masquer le visage le plus possible, ne pas montrer que je suis là, et espérer être appeler au plus vite.
J'ai peur.
Non, pas d'elle, mais de la situation qui pourrait devenir catastrophique. Comment réagirait-elle ? Elle est capable de tout. Et un conflit, violent verbalement, devant mes enfants, serait terrible pour la suite.
Par chance elle est de l'autre coté d'un couple, et je suis plus ou moins caché. Elle "loufe" comme elle dit si bien, dans la sale, mais tête baissé, assis, elle ne peut pas se douter que je suis là et donc me reconnaître. Enfin, je le dis après coup. A ce moment là, je ne savais pas.
Ouf, je suis appelé !Il n'a pas du ce passé plus d'une ou deux minutes. Un coup d'œil vite fait, elle tourne le dos, je me lève, fait comme si la nuque me grattait, pour me masquer le visage avec le bras, et rentre dans le bureau de la policière qui prend les plaintes.
Je dois être blanc comme un caché d'aspirine, pour qu'elle me regarde comme cela. Je lui explique la raison, en deux minutes. Dans les grandes lignes, et lui dit que j'ai peur.
De qui, de Mme, elle me demande ? Non, juste de sa présence et de celle de mes enfants que je n'ai pas vu depuis 2 ans.
C'est la raison de ma présence. La "non représentation" de la veille au matin.
Elle va voir qui est Mme, ou elle est et ce qu'elle veut. Revient avec les infos, a prévenu le planton. Et reste très calme, pour me rassurer.
Mon comportement doit être le bon, elle retourne voir le planton, pour l'informer de la situation. Il reviendra nous voir quelques minutes plus tard, en expliquant qu'il a pu faire partir Mme sous prétexte de surcharge de travail.
Je peux me calmer.
Ils sont très sympas avec moi, sans trop en faire.
La policière prend ma déposition, elle la tape comme elle veut. Je ne souhaite pas trop en faire. Juste avoir une trace du fait que j'ai fais 450Km pour voir mes enfants, comme l'a dit le juge. Et que Mme n'a pas fais ce qu'il lui est imposé, par ce même jugement.
Retour a pied a la voiture qui est restée a l'hôtel, et je quitte la ville au plus vite.
La chance existe-t-elle ?
Est elle provoquée ou provoquable ?
Je ne sais pas. Je ne sais plus.
Mais que ce déplacement ce fut riche.

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